Anciennes conférences

Julie STAUDER

Université de Genève

La naissance de l’autobiographie égyptienne à l’Ancien Empire

07.12.2016

L’Ancien Empire, et plus particulièrement la Vème dynastie, voit apparaître un nouveau type de textes inscrits sur pierre dans les tombes privées, les « autobiographies ». Constituant des sources importantes pour l’étude de l’histoire et de la culture de l’Ancien Empire, ces textes ont d’abord été lus pour l’information qu’on cherchait à en extraire. Plus récemment, la perspective de recherche s’est déplacée sur le genre de l’« autobiographie » en tant que tel, ses fonctions en relation à l’autoprésentation du dignitaire, et son développement historique. Contrairement à ce qui a souvent été dit, l’« autobiographie » n’a pas de précurseurs avant la Vème dynastie. Elle trouve son origine dans des textes royaux et des textes funéraires privés, dans un contexte également marqué par des mutations dans l’architecture de la chapelle funéraire privée. Les éléments essentiels du genre se mettent en place à la fin de la Vème dynastie (Izézi - Ounas). Le genre connaît un développement considérable à la VIème dynastie, se diffusant alors également dans les provinces. L’autobiographie de l’Ancien Empire au sens propre disparaît à la fin de celui-ci, avec l’effacement du personnage qui en articulait les significations, le roi, mais le genre survivra en se transformant, continûment jusqu’à l’époque romaine.

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